Début juin, 15 cm de neige fraîche et pas une trace sur la cime du Gélas, 3143 m

Une belle surprise aujourd’hui pour nos 6 clients monégasques… qui se gagnera au prix d’un bel effort !

Florence, aspirant-guide, se joint à moi pour encadrer l’équipe.

Départ au lever du jour de la Madone de Fenêtre. Le sommet est visible tout au fond. Mieux vaut partir tranquillement pour tenir la distance

En arrivant au lac Mort, nous avons une belle vue sur la face ouest du Gélas, tandis que le soleil se lève timidement à l’est.

Après 1h30 de marche, la neige encore bien présente nous oblige à nous équiper de crampons pour la suite. On profite de cette petite pause pour briefer nos clients sur les différentes façons de cramponner.

Par chance, le regel est excellent ce matin et la progression en neige dure est facilitée

Quentin, Jonathan, Julien, Benoît et Clément sous le Caire Cabret

La pente s’adoucit pour rejoindre la « Terrasse » du Gélas

Flo nous montre la suite du parcours et ce qui nous attend

L’avantage d’être les premiers à monter ce matin, est de pouvoir apprécier la beauté du couloir Est, vierge de toute traces. Mais ce qu’on ne voit pas sur la photo, c’est la pénibilité à faire la trace dans cette neige qui a déjà bien chauffée…

Petit passage mixte à la sortie du couloir et le lac Long en contrebas

Le sommet tout proche pour récompenser nos efforts

Benoît, Jonathan et Julien sous la croix sommitale… heureux!

La cordée de Flo arrive à son tour

A 10h30, toute l’équipe est réunie au sommet ! C’est un beau moment de joie partagé là haut. Même si on aurait envie de se poser, il faut pourtant se remettre rapidement en chemin car la descente demande encore une grande concentration.

Surtout avec les conditions du jour … De la neige sur toute l’arête. Finalement, la partie la plus technique reste à venir

Jean Carlo se concentre pour une désescalade peu commode

Avec la neige, nous gardons les crampons pour descendre l’arête.

Jean Carlo, Clément et Quentin attendent au relais, pendant que Flo trace un cheminement relativement aisé pour l’ensemble du groupe.

Dans de telles conditions, l’arête est beaucoup plus technique. Nous prenons le temps faire de courtes longueurs afin d’être toujours bien assuré.

Jonathan sur le fil de l’arête: un pied en France, l’autre en Italie

Quentin et Clément sur le fil, assurés par Flo

Arrivés au Balcon, nous voyons bien le couloir de montée et l’arête Est que nous venons de descendre

L’équipe se réunit enfin au Balcon du Gélas. Après tous ces efforts, une petite pause casse croûte est la bienvenue!

S »en suit une longue descente, d’abord en neige puis sèche (sous le lac Blanc). Et ce n’est que vers 15h que nous gagnons le parking. On vous avait prévenu: il faut garder des réserves pour la fin !

Bravo à vous 6, car un Gélas dans ces conditions, ce n’est pas cadeau !